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la chronique de sébastien Ripari
Si la truite de Schubert après avoir été tellement entendue nous fait fuir les ondes classiques, celle que l’on trouve parfois dans notre assiette doit son nom du latin troia féminin tiré de porcus troianus « porc troyen », c’est à dire « farci de menu gibier » en référence au cheval de Troie.
La Sardine, du latin sardina est le « poisson de Sardaigne » et La Pintade est un mot portugais qui signifie « l’oiseau peint ».
La Camomille vient du latin chamaemelon, du grec khamaimêlon « pomme à terre », « pomme naine » car l’odeur de cette fleur ressemblerait à celle des pommes. Le terme est issu de la même famille que le caméléon qui est le « lion qui se traîne à terre ».
Le Céleri, du lombard selleri, vient du grec selinon « arche » ou « persil », « persil sous pierre ».
Le Cerfeuil est une adaptation en latin du terme grec khairephullon, de phullon « feuille » et khairein « réjouir », en somme la « feuille qui réjouit ».
La Pêche vient du latin persicum, « la pomme de Perse ». Quant à la pêche Melba, elle doit son nom à une chanteuse australienne Helen Porter Mitchell, native de Melbourne à qui elle doit son surnom Melba. De passage à Paris, « Melba » engagea le célèbre chef Escoffier pour réaliser un repas qu’elle donnait à quelques amis. Pour le dessert, la diva désirait des pêches flambées alors que le chef préconisait de la glace. Ils se mirent finalement d’accord en mélangeant le tout et créèrent ainsi la pêche Melba.
Et pour terminer, je vous laisse déguster une Framboise et sa sublime étymologie. Son nom vient du latin fraga ambroisia, qui signifie la « fraise au parfum d’Ambroise ».
Salut.
Sébastien RIPARI
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